Le manger-local en temps de crise

Durant la crise sanitaire, les Suisses ont redécouvert leur pays. Comprenez: les citadins ont encore plus souvent et plus massivement utilisé les campagnes et les montagnes comme terrain de loisirs et de ressourcement.

La population a réappris à manger local. Elle a fait ses courses directement chez le producteur et les commerces de proximité. Elle a goûté et apprécié les beaux produits de son terroir. Espérons que ce rapprochement ville-campagne et consommateurs-producteurs ait contribué à diminuer le fossé qui les sépare souvent. Cette période étrange a sûrement permis des échanges, de l’entraide et de la compréhension mutuelle.

Cette crise a aussi mis en lumière la qualité du travail de nos agriculteurs et de ceux qui transforment leurs produits. Elle a surtout montré à tous l’importance de l’autonomie alimentaire et quels métiers et activités sont essentiels à un pays. C’est pour une bonne raison que l’on parle de «secteur primaire» pour désigner ceux qui nous nourrissent.

Le citadin voudra sauver son espace de détente et le campagnard son lieu de vie. Ils doivent être solidaires pour que le paysan puisse continuer à l’entretenir. Le consommateur bio ou non souhaitera conserver sa belle assiette du terroir et à un prix accessible.

Par conséquent, ils voteront 2xNON aux initiatives phytos trompeuses et extrêmes le 13 juin.

- F.M., arboricultrice, Baar