Les initiants sont de dangereux rêveurs

Les initiatives phytos, portées par des intellectuels issus du secteur tertiaire jouent avec la sensibilité des citoyens (Ex.: le bébé tatoué aux pesticides de leur affiche). Les initiants, utilisent également le souhait légitime de chacun de manger et boire sainement. En effet, personne n’a envie, si on le lui dit comme ça, d’avoir des pesticides dans son assiette et une eau polluée à boire.

Cette manoeuvre cache le vrai objectif de ces lois qui est de récupérer une grande partie des paiements directs dus aux agriculteurs. Ces élus, verts et extrémistes cherchent à faire également croire aux paysans que l'obligation de tous passer au bio est une chance. Présenter comme exemple de la paysannerie de demain un agriculteur biodynamique prouve bien que ces politiciens sont de dangereux rêveurs. L’agriculture pratiquée par ce sympathique paysan très bio fait partie d’un type de paysannerie de niche dont les méthodes ne sont pas adaptées à tous. Il produit des denrées spécifiques pour une élite idéaliste. Il ne pratique pas le même métier qu’un céréalier, un arboriculteur un maraîcher ou un producteur de lait. Le monde paysan inclut plusieurs secteurs, ayant des missions et des contraintes variées.

Le résultat de ces votations extrêmes sera d'affaiblir dramatiquement le secteur primaire dans son ensemble et d'annuler, avec ceux qui survivront à ce séisme, le virage vert et les efforts consentis par tous les exploitants agricoles depuis de nombreuses années.

La cohésion de la Suisse réside dans le respect des particularités de chaque activité et le juste équilibre des forces entre le secteur primaire qui nous nourrit, l’artisanat et l'industrie et le secteur tertiaire.

Ne soyons pas dupes, votons 2xNON le 13 juin.

- C.S., ancienne agricultrice de montagne, Vex