Part de pollutions

Chaque citoyen est en droit de boire une eau propre et de manger des produits bio (s’il le souhaite) et sains. L'initiative sur l'eau potable est cependant trompeuse et excessive.

Les auteurs de ce projet cherchent à faire porter le chapeau aux milieux agricoles pour les pollutions constatées. Ils veulent surtout redistribuer à leur manière les paiements directs durement et légitimement gagnés par les paysans, en contrepartie des prestations écologiques requises et de l'entretien du paysage.

Le monde agricole suisse s’adapte et innove sans cesse pour parvenir à un mode de production toujours plus vert. Une étude demandée par le Conseil Fédéral en 2017, a montré que le Rhône charrie annuellement 65 tonnes de produits ménagers et industriels, 20 to de médicaments, 20 to d'additifs alimentaires artificiels et… 1 to de produits phytosanitaires. A la lecture de ces chiffres, n'y a-t-il pas d'autres secteurs de notre économie auxquels les initiants devraient s'en prendre prioritairement pour améliorer la qualité de l'eau?

Il faut savoir également que le monde agricole n’est pas seul à utiliser des produits phytosanitaires, (littéralement: soignant les plantes) il y a aussi les privés dans leur jardin et les collectivités… par exemple. Les pesticides sont partout!

Cessons donc d'accuser les paysans de tous les maux de la terre qu’ils cultivent. Laissons le monde agricole poursuivre le virage vert amorcé il y a déjà longtemps et travailler au rythme de la nature. Pour permettre cela, votons 2 x NON le 13 juin.

- M.S., Nendaz